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50 ans du Gros Chêne. Un anniversaire en grande pompe

Près d'un millier de personnes ont déambulé tout au long de l'après-midi, samedi, sur le site du Gros Chêne, à l'occasion des 50 ans de l'établissement. L'occasion pour les actuels et anciens élèves de partager un bon moment.   

Dès 14 h, des anciens élèves, dont les premiers arborant avec fierté le badge de pionniers à la boutonnière, mais aussi membres du personnel d'hier ou d'aujourd'hui redécouvraient les salles de classe, le manoir, le gymnase ou le réfectoire. Un tournoi de football sur le terrain synthétique rassemblait d'anciens élèves et professeurs qui s'en donnaient à coeur joie. Pas facile ensuite de réunir tout le monde pour dessiner les deux nombres symbolisant le 50e anniversaire à l'occasion de la photo souvenir. « Tu ne connais pas le monsieur ? », entendait-on dans la foule. « Bien sûr que si », répondait un autre.

« Il y avait moins de monde à l'époque »

Des anciens BTS parlent de leurs expériences

Ce fut une leçon de vie professionnelle, pour les étudiants en 2e année de BTS Anabiotec, au lycée du Gros Chêne, vendredi 9 février 2018, avec les témoignages d’anciens de la promo.

Le BTS Anabiotec forme aux fonctions de technicien de laboratoire. L’étudiant apprend à préparer et à mettre en œuvre des analyses indispensables en biologie, biochimie, microbiologie et chimie ainsi qu’à réaliser des procédés biotechnologiques.

Les parcours des étudiants lauréats du BTS sont multiples : Léo Mbaya a ainsi poursuivi ses études jusqu’en Malaisie et s’est associé avec Etiam Sani, son camarade de promotion 2012-2014. Leur master à Rennes les conduira même à commercialiser le produit de leurs recherches : « une tartelette bio au chocolat spiruline, un aliment bactérien qui est obtenu à partir de cyanobactéries du genre Arthrospira et utilisé comme complément alimentaire aux multiples bienfaits », note Léo Mbaya. L’appel à projets PEPITE a ainsi été mis en lumière : il vise à généraliser la diffusion de la culture d’entreprise et d’innovation auprès des jeunes dans l’enseignement supérieur et à se lancer dans la création d’entreprise.

Tous les étudiants ont reconnu aussi l’importance du BTS « pour les manipulations en laboratoire, nous sommes au top niveau », et font la différence avec ceux qui se sont lancés en université. « Il faut vraiment être motivé et avoir un but pour aller à la fac ! ». Anaïs Becmeur a présenté avec enthousiasme son parcours « après un essai en BTS à Saint-Jacut les Pins, j’ai été en formation en BTS Anabiotec de 2013 à 2015 au lycée du Gros Chêne. Je suis, aujourd’hui, technicienne qualité à Kernascleden ».
Parmi les conseils, lors des entretiens d’embauche : beaucoup ont insisté sur « l’importance d’avoir des lettres de recommandation et faire ce qui vous plaît », comme l’a remarqué Chloé Le Costoëc, de la promotion 2007-2009, devenue technicienne en microbiologie
Les étudiants ont également pris conscience de la diversité des parcours : ainsi, Anne-laure Le Fur-Layec (2007-2009) est devenue technicienne en Anatomo-pathologie, Pauline Champigny (2013-2015) est aide laborantine en santé animale, Emeline Larvor (2011-2012) est en laboratoire de recherche Anses, spécialisé dans le bien-être animal, Gaël Seite (2012-2014) travaille comme technicien de laboratoire en recherche cosmétique. La plupart ont obtenu un travail peu de temps après la fin de leurs études, avec des salaires variant de 1300 à 2200 €, voire 1 500 € après le BTS.


Pratique : les portes ouvertes au lycée du Gros-Chêne auront lieu du vendredi 16 (17 h-20 h) au 17 février (9 h-17 h 30).

FERNAND PICARD : LA MÉMOIRE VIVANTE DU LYCÉE DU GROS CHÊNE

Après l’école Normale, il a fait 18 mois à la fin de la Guerre d’Algérie. Il a été présent au Gros Chêne de 1965 à 2000 :

« Nous n’étions pas nombreux : 74 élèves et 28 membres du personnel. Nous formions une petite famille. À partir de 1972, les effectifs par classe sont devenus importants : avec 40 élèves par classe et 9 classes. Il faut savoir que l’effectif maximum a été de 26 classes. J’ai été surveillant général, je m’occupais également de l’emploi du temps des professeurs. De 1976 à 1981, j’ai eu le rôle de proviseur adjoint, avant d’être nommé CPE jusqu’en 2000. En 1984, en formation pédagogique à Dijon, l’idée nous est venue de créer une section sportive au Gros Chêne en suivant l’exemple de Chambéry qui formait des moniteurs de ski et des techniciens de pistes, lors des hivers, très longs, pour les agriculteurs. Cette initiative (ouverture d’une section de football) a permis de prévenir et compenser la baisse des effectifs d’élèves qui suivait la crise agricole et de l’agroalimentaire. En effet de 26 classes et plus de 700 élèves en 1996-1998, nous sommes retournés à 22 classes en 1999. Aujourd’hui : beaucoup d’anciens élèves sportifs sont entraîneurs d’équipe qui montent. »

Son épouse, Anne-Marie, a commencé comme professeur d’anglais, de français et de géographie en 1965 après avoir été maîtresse d’internat à l’annexe de Pontivy. Elle a terminé au lycée du Gros Chêne en 2001 comme professeur d’anglais.

Le lycée du Gros-Chêne s'ouvre au public

Le 2e volet de la commémoration du cinquantenaire de l'établissement s'est déroulé ce week-end. Un prochain rendez-vous est prévu fin mai.

Le lycée du Gros-Chêne a 50 ans cette année et cela se fête ! Après la plantation d'un arbre du cinquantenaire en février dernier, l'établissement a ouvert ses portes au public, samedi, avant un prochain rendez-vous prévu le 28 mai, point d'orgue des festivités.

Lycée le Gros-Chêne. Comme si c'était hier

Le Noyalais François Le Guével se souvient de ses années lycée comme si c'était hier. Les souvenirs remontent à la pelle. Cet agriculteur, désormais à la retraite, a fait partie de l'une des toutes premières promotions du lycée le Gros-Chêne, qui fête ses 50 ans samedi.

Fils d'agriculteurs noyalais, François Le Guével est entré à la rentrée de 1966 en seconde au sein du lycée Le Gros Chêne, créé juste un an auparavant. « Le ministre de l'Agriculture de l'époque, Edgar Pisani, a décidé d'ouvrir un lycée agricole public dans chaque département. On a eu la chance que ça soit à Pontivy. La première année, il y avait 75 élèves et la seconde, l'effectif a doublé », se rappelle l'ancien élève. « Il y avait une ambiance familiale. Tout le monde était en internat. Il y avait une dizaine de filles, mais elles dormaient en ville ».

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